Nouvelle Calédonie - Lyon - Paris

Moins de contraintes, plus d’énergie libérée

La liberté est un besoin fondamental qui participe à la dignité de l’homme et à son appétence pour l’existence. Or, que devient-elle dans le monde du travail ? Partie en confettis dans les rouages de la pointeuse !

L‘entreprise a en effet le plus grand mal à laisser la liberté traverser sa structure. Elle multiplie les contraintes – parfois tacites – et les contrôles. Le temps de travail et les horaires de présence sont réglementés (faisant même l’objet de lois violemment débattues), les modalités de communication hiérarchique sont encadrées, le style vestimentaire est uniformisé (imagine-t-on un commercial crédible sans son costume cravate ?). Plus profondément, il est recommandé de penser de la bonne façon, à la bonne vitesse, selon les procédures.

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La liberté des salariés : fin du projet collectif ?

C’est que la liberté a longtemps été vue comme un facteur de désordre. Si chacun fait ce qu’il veut – selon une définition simpliste de la liberté – alors aucun management n’est possible. La liberté devient la négation même de l’encadrement, voire du projet collectif. Les initiatives des salariés sont suspectées derechef de répondre à des convenances personnelles et d’être contre-productives. De même, si le travail n’est pas fermement encadré par un dirigeant naturellement éclairé, alors les dérapages, les échecs et les idées cul de sac vont proliférer ! La peur guide le management et ce n’est jamais une bonne chose.

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Trop de contraintes déresponsabilisent

Car quelle est la réaction face à ce trop-plein de restrictions et ce manque de confiance ? La déresponsabilisation. Le salarié infantilisé demande à son collègue de pointer à sa place. Fatigué et démotivé, il se fait porter pâle régulièrement. Il ne cherche pas à progresser, à se former, il renonce à formuler toute idée personnelle.

L’entreprise perd ainsi tout ce qui fait le sel de son existence : produire plus et mieux grâce à l’addition de compétences et de volontés.

De la contrainte extérieure à l’investissement personnel

La liberté cependant ne se résume pas à l’assouplissement des règles. Ce n’est pas une simple cravate que l’on dessert, une chemise qu’on libère. Pour qu’elle ne conduise pas à la gabegie redoutée, il faut qu’à la contrainte extérieure se substitue un autre engagement, plus intime.

L’horizon du travail étant ainsi redéfini, les modalités d’actions sont à inventer, en collaboration. Par exemple, peu importe le respect du temps de présence si les projets sont réalisés dans les délais. Pour libérer le potentiel de l’entreprise, laissons travailler chacun avec ses particularités : les matinaux et les noctambules, les rapides et les endurants, les instinctifs et les sourcilleux. C’est ce maillage de différences reconnues qui fera la productivité.

Isaac GETZ, co-auteur de Liberté et cie * affirme : Dans l’entreprise libérée, les choses sont différentes : elles sont guidées par le bon sens. Ce dernier dicte que le pouvoir n’est pas chez le patron ou le chef, mais il est chez le client.