Nouvelle Calédonie - Lyon - Paris

« L’outil » essentiel à la réussite de tous dirigeants

On entend souvent à propos des grands leaders : « C’est un visionnaire, ses idées sont puissantes, sa stratégie est brillante… »

Les grands leaders déplacent les foules, ils inspirent le meilleur.

Et  pourquoi ?

Pour certains, leur génie, leurs idées en sont l’origine.

Pour la plupart, leur leadership agit à travers un outil, un seul canal, le plus puissant : l’émotion.

Qu’il s’agisse de mobiliser des équipes, expliquer une stratégie ou de lancer un nouveau produit, le plus important dans le discours est ce qui va porter, ce qui va transcender, pas les mots. Le produit peut être une vraie merveille, l’objectif peut être transcendant, les idées fortes et puissantes, si le discours est « plat » en émotion, il ne portera pas.

Un discours fort en émotion touche. Souvenons-nous du discours à HEC en juin 2016 de Emmanuel Faber, patron de Danone.

Pourquoi l’émotion est-elle si importante ?

Nous pouvons définir une émotion comme une « réaction de l’organisme à un événement extérieur, et qui comporte des aspects physiologiques, cognitifs et comportementaux » (Les 30 notions de la psychologie de Jacques Lecomte)

L’émotion agit donc à la fois sur le corps et l’esprit. Elle conditionne notre manière de réagir, de faire, de travailler, d’apprendre. Elle a un rôle central dans notre vie privée comme professionnelle. Muselée, elle reste enfouie et risque de s’amplifier avec le temps. Encouragée, elle développe notre énergie de façon positive ou négative.

L’émotion a une influence forte sur la mémoire. Nous nous rappelons mieux les événements qui nous ont touché sur le plan émotionnel. Vous vous souvenez sans doute où vous étiez le 11 septembre 2001, peut-être pas le 11 septembre 2000…

Pour que les éléments clés du discours du dirigeant soient entendus et surtout retenus, l’émotion est donc une composante fondamentale.

Travailler son intelligence émotionnelle

Dans notre civilisation occidentale, nous apprenons à retenir nos émotions à les garder au plus profond de nous-même. Montrer ses émotions est un signe de faiblesse.

On nait avec nos émotions. Notre environnement, nos rencontres, nos expériences créent cette capacité à agir et réagir avec nos émotions. Encore faut-il accepter son ressenti, l’écouter, le comprendre, ne pas se juger.

Rares sont ceux qui acceptent et savent utiliser les émotions pour avancer. Pourtant de nombreuses études ont mis en lumière la force et le rôle de l’intelligence émotionnelle dans le travail.

Elle joue un rôle plus important que vos capacités intellectuelles et compétences techniques dans la réalisation de projet, la créativité et l’innovation, le management.

Le leadership par l’émotion

Le Quotient Émotionnel, aptitude à comprendre et gérer les émotions, constitue chez les leaders un facteur de succès bien plus discriminant que le Quotient Intellectuel. Les travaux de Daniel Goleman le démontrent. Ce sont les collaborateurs qui ont un Quotient Émotionnel élevé qui gravissent le plus vite les échelons hiérarchiques et sont les plus performants.

C’est en commençant par être à l’écoute de nos états émotionnels et de ceux des autres que l’on peut espérer apprivoiser la relation managériale, le leadership.

L’écoute des émotions de l’autre est une des composantes fortes de l’écoute active que l’on oubli volontiers pour se réfugier dans des techniques plus cartésiennes telles que la posture, le sourire, les signes d’encouragement, des techniques qui demandent des connaissances.

Comprendre que l’autre est dans une émotion, laquelle ? quel est son besoin ?

Les émotions : Un sujet tabou en entreprise

Les managers et dirigeants sont souvent démunis face à leurs ressentis et à ceux de leurs collaborateurs. Ils ne sont pas formés au sujet.

A tous les niveaux de l’entreprise, ils sont confrontés au quotidien à de nombreuses situations à fort contenu émotionnel, décisions lourdes de conséquences, négociations ardues, gestion de personnalités difficiles… Ils sont seuls.

Pour autant, l’univers de l’entreprise est loin de fonctionner selon le modèle cartésien et/ou de la logique ! Les décisions sont le résultat de compromis bien plus que l’aboutissement d’une analyse rationnelle.

Développer son intelligence émotionnelle

Pour cela, il est essentiel de travailler la prise de conscience et la maîtrise de ses émotions ainsi que la compréhension de celles des autres. Pour y arriver soit vous optez pour la manière individuelle par l’introspection et la pratique, soit pour l’accompagnement par l’aide d’une personne de confiance, un manager ou un coach. Les bénéfices sont rapides et remarquables.

C’est en apprenant à gérer les émotions que l’on peut pleinement en tirer parti pour soutenir ses performances de leadership :

– Apprendre à réguler vos émotions pour qu’elles deviennent vos alliées.
– Transformer vos émotions et celles des autres en un sujet d’analyse et de discussion, au même titre que les faits et les actions.
– Poursuivez sur la durée le travail d’une meilleure connaissance et d’une meilleure maîtrise de vos ressentis émotionnels.

L’intelligence émotionnelle est un facteur de performance pour tout dirigeant souhaitant mobiliser.