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La communication non verbale : Souriez, vous êtes analysé !

Savez-vous que les mots que nous employons ne comptent que pour 5% du message reçu par notre interlocuteur ? En revanche, notre gestuelle, notre posture, le timbre de notre voix… et tout ce qui se rapporte à la communication non verbale, contribue à hauteur de 40% à la façon dont nous allons apparaître aux yeux d’autrui. Comment décoder les signaux que notre corps envoie ? Peut-on les optimiser, pour une totale congruence entre communication verbale et non verbale ?

Qu’est-ce qu’une communication non verbale ?

Mimiques, micro-expressions faciales, gestuelle… au-delà de nos mots, notre corps émet en permanence des signaux non verbaux trahissant notre état d’esprit du moment. Un entretien d’embauche ? Si vous n’y prenez pas garde, votre stress sera parfaitement ressenti par votre recruteur, vous faisant éventuellement passer à côté d’une belle opportunité professionnelle. Mais avec un peu d’entraînement, il est facile de limiter l’émission de signaux potentiellement gênants au regard de l’interaction sociale du moment. Voici les principaux.

  • La voix : Si le timbre est propre à chaque individu, le volume peut être infléchi en fonction de la situation donnée. Cependant, si votre voix n’est pas assez audible, votre interlocuteur considérera que vous êtes trop timide ou dans une situation de malaise. Concernant le débit, parler trop vite sera aussi considéré comme une marque de stress. Parler posément et calmement crée un sentiment de puissance, de maîtrise, très intéressante dans certaines situations sociales. Enfin, l’intonation donne l’impulsion à l’échange. Si vous souhaitez réveiller un auditoire endormi, parlez donc énergiquement !
  • La posture : Proscrivez une attitude soumise qu’un dos vouté, un regard fuyant, peuvent laisser transparaître. Bien ancré dans votre chaise, le dos droit, les pieds bien au sol, le regard franc : votre “capital sympathie” s’en trouvera renforcé.
  • La gestuelle : allant de pair avec la posture, vos mains peuvent vous trahir si vous n’y prenez pas garde. Aussi, éviter de trop les bouger. Et si vous le faites, privilégiez les gestes amples et lents, signes de maitrise et de confiance en soi.
  • Le regard : Déterminé, il doit être franc et non fuyant. Sinon, le malaise sera partagé par votre interlocuteur qui mettra rapidement fin à l’échange.
  • La distance : En fonction du niveau d’intimité avec votre interlocuteur, la distance se rapprochera. Globalement, elle varie entre quinze centimètres pour des membres d’une même famille, à plus de deux mètres lors de conférences. Cependant, chacun, selon sa sensibilité personnelle, possède sa propre zone dite “de proxémie”. Franchir cet espace de confort peut faire échouer l’échange. Il convient donc de savoir déceler les expressions que vous renvoie la personne pour adapter votre distance et créer un climat propice à l’échange.
  • L’espace : La façon dont une personne occupe l’espace en dit long sur sa personnalité. Lorsqu’elle se tient à proximité de ses collaborateurs, son charisme et sa domination sont prégnants. Lorsqu’elle reste trop en retrait, elle peut sembler sur la réserve.

Comment maîtriser sa communication non verbale ?

Sans occulter toute spontanéité, comprendre une personne au-delà des mots et maîtriser ses propres messages non verbaux se réveleront utiles pour la convaincre lors d’une négociation, gérer un conflit, déceler certaines résistances au changement… En situation de recrutement, cela représente un atout pour mieux cerner la personnalité d’un candidat ou optimiser ses interactions avec lui. Globalement, les conseils suivants pourront vous aider à gagner en efficacité dans vos relations avec autrui :

  • Priorité au sourire ! Le sourire, même au téléphone, s’entend. De visu, il représente un pré-recquis pour vous faire apprécier de votre interlocuteur et participe à “briser la glace” lors de toute prise de contact.
  • Banissez tout signe de stress. Certes, certaines situations comme les entretiens de recrutement, génèrent un stress compréhensible. Pourtant, il est souvent perçu de la part d’un recruteur, comme un manque de confiance en soi. Décroisez donc vos bras et faites la chasse aux tics de langage qui trahissent des signes de nervosité.
  • Objectif 100% maîtrise de votre gestuelle et de votre posture. Rassurant ? Décontracté ? Assuré ? Après avoir déterminé comment vous souhaitez apparaître aux yeux d’autrui, déployez votre stratégie. Si vous optez pour l’assurance, tenez-vous droit et occupez l’espace en privilégiant des mouvements amples.
  • La voix et le regard : des armes fatales. Parler posément, en veillant à conserver un débit calme crédibilise votre image et rassure votre interlocuteur. Des exercices de respiration ventrale peuvent vous aider. Et pensez à regarder toujours vos interlocuteurs dans les yeux. Rien ni personne ne doit vous intimider !
  • La culture : une donnée à intégrer dans votre communication non verbale. En fonction de la culture de vos interlocuteurs, certaines variables sont à ajuster. Ainsi, en position assise, vous éviterez, par exemple, de diriger la semelle de vos chaussures vers les personnes avec lesquelles vous parlez, si vous êtes au Moyen-Orient ou en Asie.